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LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF POUR LA VERITE DES URNES (CVU) AU PRESIDENT SORTANT FAURE GNASSINGBE
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Kanal K (émission Fenêtre sur l’Afrique) interroge M. Agbeyome Kodjo, Président du parti OBUTS et Coordonnateur national du CVU.
Tout est le monde est d’accord avec la position d’Agbéyomé Kodjo à savoir qu’ « Il n’y a pas de raisons objectives et légales qui justifieraient la dissolution de OBUTS »
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Tôt ce matin, M. APEDO Aimé, membre de la sécurité de M. Agbéyomé KODJO, a été enlevé à son domicile par des éléments des forces de sécurité et conduit vers une destination inconnue.
Le CVU ignore le motif qui fonde cette interpellation arbitraire, et connaissant bien la personnalité et la moralité de M. APEDO, doute que des raisons sérieuses justifient cet acte, qui rappelle l’arrestation arbitraire de deux membres d’OBUTS le 06 mars 2010 suivie de leur détention à Kara.
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FAURE GNASSINGBE REDUIT LE TOGO AU RANG D’UNE DICTATURE !
En une semaine Faure GNASSINGBE, Président illégitime de la République du Togo, vient de signifier au peuple togolais et à la Communauté internationale, sous quels auspices il entend gouverner notre pays. Celui d’une dictature qui n’ose pas dire son nom et qui pourtant vient de reprendre tous ses droits au Togo.
Le bilan de la semaine qui s’achève est en effet très lourd contre les libertés publiques et les droits humains !
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Le plan B de Faure GNASSINGBE : EMPRISONNER Agbéyomé KODJO, et demain Jean Pierre FABRE
Les manifestations de rue, conséquence de la crise sociale dont l’origine repose sur une triple crise de confiance à savoir, l’élection de Faure GNASSINGBE fondée sur la contre-vérité des urnes, les engagements écrits signés par le gouvernement, non tenus à l’égard des professionnels de la santé, l’augmentation injustifiée du prix de l’essence sans taxer ceux qui tirent avantage de ce monopole, se sont soldées le 22 juin par un bilan de 3 morts en une journée. Le Pouvoir en place montre encore fois les limites de sa gouvernance fondée sur l’arbitraire et la force.
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Alors que la Cour Constitutionnelle, juridiction suprême du Togo, dans sa décision № E-003/10, du 1er Février 2010 a déjà statué sur le fait que le parti OBUTS ne saurait être pénalisé des conséquences négatives d’un dysfonctionnement des services publics dont la responsabilité incombe au seul Ministère de l’Administration Territoriale et déclaré le parti légalement constitué, le Ministre Pascal BODJONA, déjà désavoué par cette décision, persiste dans le déni de droit et la défiance de la Cour Constitutionnelle dont il reconnaît la légitimité selon ses intérêts. En s’immisçant abusivement dans la procédure judiciaire menée contre OBUTS pour l’interdire, il démontre à suffisance d’une part, son mépris avéré pour la Constitution de la République, et étale d’autre part son incompétence notoire au regard du primat d’une décision de la Haute juridiction sur celle d’une juridiction inférieure (ordonnance de suspension d’OBUTS par le Tribunal de Première Instance de Lomé).
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Toujours soucieuse de ses objectifs, de protection, de promotion et de défense des Droits de l’Homme, avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 04 Mars 2010, porteur d’une grande lueur d’espoir que les Droits de l’Homme seront plus jamais vainqueurs au Togo ; les Organisations des Droits Humains se sont fait le devoir de promouvoir la culture de tolérance et de non violence à l’endroit des couches sociales du Togo.
Mais malheureusement force nous est de contacter que depuis le 05 Mars 2010, peu avant la proclamation des résultats provisoires par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), des arrestations arbitraires et des violences de la part des forces de sécurité avec ses contingents de violence.

